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Gérer le contenu de son WordPress au quotidien, sans rien casser
Gérer le contenu de son WordPress : publier une page, corriger un texte, remplacer une photo sans abîmer la mise en page. Le geste, expliqué simplement.
Gérer le contenu de son WordPress au quotidien tient en quatre gestes : publier une page ou un article, corriger un texte, remplacer une image et vérifier avant de mettre en ligne. Le reste, mises à jour, extensions, réglages du thème, n'est pas de la gestion de contenu : c'est de la maintenance, et cela se traite à part.
Le jour de la livraison, vous avez eu une formation d’une heure et tout paraissait limpide. Trois mois plus tard, il faut ajouter une page « recrutement », changer la photo de l’équipe et corriger une faute repérée par votre comptable, et la confiance a fondu. Gérer le contenu de son WordPress au quotidien ne demande aucune compétence technique. Cela demande de savoir où appuyer, et surtout où ne pas appuyer.
Page ou article : le choix qui évite le plus de dégâts
C’est la première question posée en formation, et la première erreur commise ensuite. WordPress propose deux types de contenus, et les confondre produit des menus qui débordent ou des actualités introuvables.
- La page : un contenu permanent, qui a sa place dans le menu et qui bouge rarement. Accueil, prestations, à propos, contact, mentions légales.
- L’article : un contenu daté, qui s’empile dans le blog du plus récent au plus ancien. Une actualité, un chantier terminé, une fermeture pour congés, un conseil de saison.
Le test qui tranche en une phrase
Ce contenu sera-t-il encore juste dans deux ans ? Si oui, c’est une page. Sinon, c’est un article. Le piège classique consiste à créer une page « Actualités » que vous remplissez à la main, puis que vous réécrivez chaque mois par-dessus l’ancienne version : vous perdez l’archive, et Google perd les adresses qu’il avait indexées. Les articles font ce travail seuls, et ils le font mieux.
Modifier un texte ou une photo sans casser la mise en page
Votre site est construit en blocs : un titre est un bloc, un paragraphe est un bloc, une colonne d’images en est un autre. Ces blocs portent votre charte graphique, les marges et les couleurs.
Écrire à l’intérieur du bloc qui existe déjà
La règle est simple et elle règle presque tout : écrivez à l’intérieur du bloc existant, ne le supprimez pas pour le refaire.
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Ouvrez la page, pas le thème
Passez par Pages, puis Modifier. Tout ce qui touche à votre contenu se fait depuis l’éditeur. Apparence et Réglages ne vous concernent pas. -
Cliquez dans le texte existant
Modifiez le paragraphe en place. Un bloc supprimé emporte sa mise en forme, et le remplaçant repart des réglages par défaut, souvent différents. -
Collez en texte brut
Un texte venu de Word ou d’un e-mail transporte sa police et son interligne. Ctrl+Maj+V sur PC, Cmd+Maj+V sur Mac : le texte arrive nu, et il prend le style de votre site. -
Prévisualisez, y compris sur téléphone
L’aperçu coûte cinq secondes. La majorité de vos visiteurs vous lisent sur mobile, et c’est là qu’un décalage se voit d’abord. -
Publiez, puis relisez la page en ligne
Ouvrez l’adresse réelle et descendez jusqu’en bas. Un site se vérifie de l’extérieur, pas depuis l’éditeur.
Remplacer une photo : deux réflexes, trois minutes
Changer une image est le geste le plus fréquent, et le plus mal fait. Préparez l’image avant de l’envoyer : une photo sortie d’un téléphone pèse plusieurs mégaoctets et mesure plusieurs milliers de pixels de large ; envoyée telle quelle, elle ralentit la page et se recadre de travers. Redimensionnez-la à peu près aux dimensions de celle qu’elle remplace, puis compressez-la.
Remplacez dans le bloc, ne supprimez pas le média. Sélectionnez l’image dans la page et utilisez le bouton « Remplacer » de sa barre d’outils : vous changez la photo sans toucher aux réglages du bloc. À l’inverse, supprimer un média depuis la médiathèque laisse des cadres vides sur des pages auxquelles vous ne pensiez pas, parce que la même image sert souvent ailleurs.
Le conseil Dixionline
Remplissez le texte alternatif de chaque image que vous ajoutez. Il sert deux fois : il décrit la photo aux personnes qui utilisent un lecteur d’écran, et il dit à Google ce que montre l’image. Une phrase suffit, à condition qu’elle soit vraie : « la façade de l’atelier à Lattes », pas « photo1 ». C’est le geste de gestion de contenu qui rapporte le plus pour le temps qu’il coûte.
Ajouter une page, et la faire exister dans le site
Publier une page ne suffit pas à la rendre visible. Deux gestes suivent, et les ignorer produit ces pages fantômes que personne ne trouve.
Créer la page, puis l’accrocher au menu
Publier et mettre au menu sont deux opérations distinctes : c’est la surprise de tous les débutants. Passez par Apparence puis Menus, ou par l’éditeur de site selon votre thème, et glissez la page à sa place. Profitez-en pour la ranger sous la bonne rubrique plutôt qu’à la suite des autres : un menu qui grandit d’une entrée à chaque page devient vite illisible. Ajoutez ensuite, depuis une page existante, un lien vers la nouvelle : une page qui n’est reliée à rien reste invisible pour vos visiteurs comme pour Google.
L’adresse de la page, et pourquoi elle ne se retouche plus
Au moment de publier, WordPress fabrique l’adresse à partir du titre. C’est le seul moment où vous pouvez la choisir librement : courte, lisible, sans mot inutile. Une fois la page en ligne, cette adresse ne se retouche plus à la légère, parce qu’elle casse les liens existants et fait disparaître ce que Google avait indexé. Changer le titre affiché d’une page publiée, en revanche, ne change pas son adresse, et cela ne présente aucun risque. Écrire pour être trouvé est un autre métier, avec ses propres règles, expliquées dans optimiser le SEO de son blog WordPress.
Qui a le droit de quoi, et ce que personne ne touche
Une fois le site partagé à plusieurs, la question n’est plus « comment » mais « qui ».
Les rôles : qui propose, qui publie, qui administre
WordPress prévoit plusieurs rôles, et presque personne ne s’en sert. Le contributeur rédige mais ne publie pas : ses textes attendent une relecture, ce qui convient à une alternante ou à un stagiaire. L’auteur publie ce qu’il écrit, sans toucher au reste. L’éditeur publie, corrige les pages et valide le travail des autres : c’est le rôle de la personne qui tient réellement le contenu. L’administrateur, lui, n’est pas un grade : c’est le seul rôle qui peut installer une extension ou changer le thème, donc le seul qui peut casser le site. Le même raisonnement, vu sous l’angle du risque plutôt que du contenu, est développé dans notre guide pour sécuriser un site WordPress.
Les quatre menus à laisser tranquilles
Extensions, Apparence, Réglages, Outils
Désactiver une extension pour « voir ce qu’elle fait » suffit à faire disparaître un formulaire ou une galerie. Modifier la structure des permaliens dans Réglages change l’adresse de toutes vos pages d’un coup, et vos positions Google avec. Apparence touche au thème, donc à la mise en page de tout le site. Ces quatre menus appartiennent à l’entretien, pas à la gestion de contenu : c’est le sujet de notre guide sur la maintenance WordPress, et il est traité à part pour une bonne raison.
De l’autre côté de cette frontière, voici ce qui vous appartient et que vous pouvez modifier sans prévenir personne.
- Les textes de vos pages et de vos articles, y compris les titres.
- Les photos, les galeries et leurs légendes.
- Vos coordonnées, horaires, adresse, numéro de téléphone.
- Les entrées du menu, quand vous ajoutez ou retirez une page.
- La publication d'articles, leur date, leur catégorie.
Le brouillon, l’aperçu et les révisions : votre filet
WordPress est bien plus indulgent que sa réputation, à condition de connaître ses trois filets de sécurité. Le brouillon vous laisse préparer une page pendant des semaines sans que personne la voie. L’aperçu montre le résultat réel avant publication. Et les révisions conservent l’historique de vos modifications : en cas de fausse manœuvre, vous revenez à la version d’avant en deux clics, sans rien réécrire. C’est l’argument qui rassure le plus les dirigeants que nous formons, et le moins connu des trois.
Programmez ce qui peut l’être
Dernier réflexe, celui qui évite les publications à moitié faites : une fermeture pour congés, une offre de saison ou une actualité de rentrée se rédigent au calme et se publient toutes seules à la date choisie. Le bon rythme n’est pas le plus soutenu, c’est celui que vous tenez sans y penser.
Une page publiée par erreur, comment la retirer sans la perdre ?
Ne la supprimez pas : repassez-la en brouillon depuis l’éditeur, ou mettez-la à la corbeille, d’où elle peut être restaurée. Si la page avait déjà été vue par Google, prévenez votre prestataire, parce qu’une adresse qui disparaît sans redirection laisse une erreur derrière elle.
Mon texte apparaît dans l'éditeur mais pas sur le site, pourquoi ?
Trois causes couvrent presque tous les cas : la page est restée en brouillon, la modification a été faite sur une page différente de celle que vous regardez, ou votre navigateur affiche une version en cache. Rechargez la page réelle en navigation privée : si le texte est là, il ne s’agissait que du cache.
Faut-il prévenir son prestataire à chaque modification de contenu ?
Non, et c’est le principe même du partage : le contenu est à vous. Prévenez-le en revanche si une mise à jour vous propose quelque chose que vous ne comprenez pas, si une page se comporte bizarrement après modification, ou si vous devez changer l’adresse d’une page déjà en ligne.
À vous les contenus, à nous les quatre menus
Tout ce qui précède se fait sans nous, et c’est bien le but. Les sites WordPress des TPE et PME de la région, nous les livrons depuis Vendargues avec une interface de gestion volontairement simplifiée, et une formation où nous montrons exactement ces gestes : publier une actualité, ajouter une page, changer une photo. Ensuite, vous publiez sans nous appeler, et nous gardons la mécanique sous surveillance : sauvegardes et mises à jour WordPress testées. Nous reprenons aussi les WordPress que nous n’avons pas créés, quand personne n’a jamais expliqué au dirigeant où appuyer. Une remarque de fond pour finir : la moitié des précautions de cet article existent parce que l’outil laisse le contenu et la mécanique dans le même tableau de bord. Un CMS mieux cloisonné supprime la question au lieu de l’expliquer, et si vous vous demandez plutôt si WordPress est le bon outil pour votre projet, c’est le sujet de WordPress, pour quel type de projet.
Reprendre la main sur votre WordPress ?
Listez-nous ce que vous n'arrivez pas à modifier vous-même sur votre site : nous regardons si c'est une question de prise en main ou de site mal préparé, et nous vous répondons sans détour.
Questions fréquentes
Faut-il créer une page ou un article dans WordPress ?
Une page pour un contenu permanent qui vit dans le menu : accueil, prestations, contact, à propos. Un article pour un contenu daté qui s'empile dans le blog, du plus récent au plus ancien. Le test tient en une phrase : ce contenu sera-t-il encore juste dans deux ans ? Si oui, c'est une page. Sinon, c'est un article.
Comment remplacer une photo sur son site WordPress sans casser la mise en page ?
Sélectionnez le bloc image dans la page et utilisez son bouton « Remplacer » : la photo change sans que vous touchiez aux réglages du bloc. Préparez la nouvelle image aux mêmes proportions et redimensionnez-la avant l'envoi. Une photo importée en pleine résolution depuis un appareil alourdit la page et se recadre mal, ce qui donne l'impression que le site a bougé alors que seule l'image a changé. Remplacer un fichier partout où il apparaît d'un seul coup demande, en revanche, une extension : c'est à votre prestataire de l'installer.
Pourquoi le texte collé depuis Word change-t-il d'apparence dans WordPress ?
Parce que le copier-coller emporte la mise en forme du logiciel d'origine : police, taille, interligne, couleur. Ces réglages invisibles se superposent à votre charte graphique et le paragraphe se met à jurer avec le reste de la page. La parade est immédiate : collez en texte brut avec Ctrl+Maj+V, puis remettez le gras et les liens depuis l'éditeur.
Que faire si une modification a cassé une page WordPress ?
Ne recommencez pas la page à zéro. Rouvrez-la dans l'éditeur et cherchez les révisions : WordPress conserve un historique des versions et permet de revenir à celle d'avant votre modification, texte et blocs compris. C'est la raison pour laquelle il vaut mieux modifier une page en plusieurs petites fois qu'en une seule grande séance.
Quel rôle donner à la personne qui rédige les actualités ?
Le rôle d'auteur si elle publie seule ce qu'elle écrit, celui de contributeur si quelqu'un doit relire avant mise en ligne, celui d'éditeur si elle valide aussi le travail des autres et retouche les pages. L'administrateur, lui, n'est pas un grade : c'est le seul rôle qui peut installer une extension ou changer le thème, donc le seul qui peut casser le site. Réservez-le à ceux dont c'est le métier.
Comment ajouter une page au menu de son site WordPress ?
Publier une page ne l'ajoute pas au menu : ce sont deux gestes distincts, et c'est la première surprise de tous les débutants. Passez par Apparence puis Menus, ou par l'éditeur de site selon votre thème, et glissez la page à sa place. Profitez-en pour la ranger sous la bonne rubrique plutôt qu'à la suite : un menu qui grandit d'une entrée à chaque page finit illisible.
L'adresse d'une page déjà en ligne peut-elle être modifiée ?
Techniquement oui, mais ce geste casse tous les liens existants vers cette page et fait disparaître l'adresse que Google avait indexée. Si vous devez vraiment le faire, il faut poser une redirection de l'ancienne adresse vers la nouvelle, et cela relève de votre prestataire. Changer le titre affiché, en revanche, ne change pas l'adresse d'une page déjà publiée : c'est sans risque.
À quelle fréquence faut-il publier pour que le site reste vivant ?
Mieux vaut une actualité par mois tenue pendant deux ans que huit articles publiés en trois semaines puis plus rien. Le rythme utile est celui que vous pouvez tenir sans y penser, et il dépend de votre activité : un chantier terminé, une fermeture pour congés, une nouveauté de saison suffisent à alimenter une année. Programmez à l'avance ce qui peut l'être.
Création de site
Vous préférez déléguer plutôt que tout faire vous-même ?
C'est notre métier : site wordpress pour les TPE, PME et commerces de la région, avec un devis clair, tout inclus, et une réponse sous 24 h ouvrées.