Guide · Créer & refondre son site
Création du site internet d'un restaurant : la carte, la réservation, et qui le tient à jour
Création du site internet d'un restaurant : la carte en texte plutôt qu'en PDF, les allergènes, la réservation en direct et les photos qui tiennent.
Le site d'un restaurant se juge à trois choses : une carte lisible en texte et à jour, une réservation en direct qui fonctionne au pouce, et la facilité avec laquelle vous modifiez l'une et l'autre. Un site de restaurant ne meurt presque jamais de son design. Il meurt d'une carte de l'an dernier et d'horaires d'été affichés en janvier.
Les sites de restaurant ratés se ressemblent tous, et ce n’est jamais une question de goût. C’est une carte qui date de deux saisons, des horaires d’été affichés en février, une adresse qui renvoie encore à l’ancien local. Le design, lui, tient très bien. Voilà pourquoi la création du site internet d’un restaurant se décide moins sur son contenu du premier jour que sur ce qu’il vous coûtera de le tenir à jour, un mardi entre deux services.
La création du site internet d’un restaurant se juge sur ce que vous pouvez changer seul
Un restaurant vit de changements permanents. Le plat du jour, la carte de saison, la fermeture du 15 août, la soirée du vendredi, le prix du menu qui bouge quand le poisson bouge. Aucun de ces changements ne mérite un devis, un mail et deux jours d’attente.
La démonstration à demander avant de regarder la moindre maquette
Posez la question à l’envers de ce que font la plupart des restaurateurs. Avant de regarder des maquettes, demandez une démonstration en direct : changer un plat, modifier un prix, fermer une date, remplacer une photo. Chronométrez. Si l’opération demande plus de quelques minutes, ou si elle passe par quelqu’un d’autre que vous, votre site sera faux avant la fin de la première saison, et un site faux fait plus de mal qu’une absence de site.
C’est aussi le meilleur test de l’offre en face. Demandez à voir la modification faite en direct : vous saurez tout de suite si vous pourrez la faire vous-même. Décidez-le en connaissance de cause, pas six mois plus tard.
Les horaires, le contenu qui vous coûte le plus quand il est faux
Un plat périmé sur une carte en ligne agace. Un horaire faux fait perdre un couvert, et parfois définitivement : le client qui trouve porte close un lundi de novembre ne revérifie pas votre site l’année suivante. Ce sont les vacances, les fermetures exceptionnelles et les horaires de saison qui se démodent en premier, parce que personne ne les considère comme du contenu.
Traitez-les comme tels. Une zone d’horaires modifiable en trente secondes, une ligne d’exception bien visible pour la semaine en cours, et le même contenu repris à l’identique sur votre fiche Google : ce point de cohérence relève du référencement local, et nous l’avons traité à part dans le pas-à-pas pour référencer son restaurant sur Google.
Le conseil Dixionline
Décidez qui, dans l’équipe, tient le site, et écrivez-le sur le planning comme un poste. Dix minutes le lundi matin suffisent : la carte de la semaine, les fermetures du mois, la photo du plat qui a bien marché. Formez deux personnes plutôt qu’une, c’est le conseil que nous répétons le plus : la personne unique part en congés au moment précis où la carte d’été doit passer en ligne. Un site de restaurant ne se maintient pas, il se tient, et c’est une habitude de dix minutes, pas un contrat.
La carte : en texte, avec les prix, jamais dans un PDF
C’est le point sur lequel nous ne transigeons pas, et celui où nous voyons le plus de résistance. Beaucoup de restaurateurs veulent leur carte en PDF, parce que c’est le fichier que l’imprimeur leur a rendu. Ce fichier cumule trois défauts : il pèse plusieurs méga-octets sur une connexion de terrasse, il se lit à la loupe sur un téléphone, et son contenu reste largement hors de portée des moteurs de recherche.
Une carte en vraie page corrige tout cela d’un coup. Elle se parcourt au pouce, elle se modifie plat par plat, et chaque intitulé devient une chance d’être trouvé par quelqu’un qui cherche exactement ce plat dans votre secteur. Affichez les prix : un client qui ne les trouve pas ne se dit pas « allons voir sur place », il va chez le voisin qui les affiche.
Ce qui change chaque matin et ce qui tient la saison
Distinguez les deux dès la conception, parce qu’ils ne demandent ni le même gabarit ni le même geste. La carte de saison change quatre fois par an, mérite une page stable et se travaille tranquillement. Le plat du jour change chaque matin et vit très bien dans un encart court et daté, modifiable en dix secondes depuis le téléphone du passe.
Mélanger les deux produit la panne la plus banale que nous rencontrions : un restaurateur qui n’ose plus toucher à sa carte de peur de casser quelque chose, et un plat du jour qui n’est jamais renseigné parce que la manipulation est trop lourde pour être faite avant le service.
Les allergènes : une obligation légale qui se prépare dans le gabarit
L’information du consommateur sur les allergènes découle du règlement (UE) n° 1169/2011, dont l’article 44 étend l’obligation aux denrées non préemballées, c’est-à-dire à ce qui est préparé sur place et servi au client. La liste des substances concernées figure à son annexe II. En France, le décret n° 2015-447 du 17 avril 2015 précise les modalités : l’information doit être disponible sous forme écrite, de façon lisible et visible dans les lieux où le public est admis, ou le client doit savoir où la consulter librement et directement.
Retenez la portée exacte, parce qu’elle est souvent mal comprise : l’obligation pèse sur l’établissement, pas sur votre site. Un site sans mention d’allergène ne vous met pas en faute si l’information est correctement tenue en salle. L’intérêt de la porter quand même en ligne est ailleurs, et il est pratique : une seule saisie, un seul endroit à corriger, et pas d’écart entre la carte du site et celle du service. C’est justement cet écart qui produit les erreurs, pas l’absence d’affichage.
Ce que cela change pour la conception tient en une phrase : prévoyez le champ dès le gabarit de plat, même si vous ne le remplissez pas tout de suite. L’ajouter après coup sur une carte de soixante lignes coûte une soirée entière.
Nous montons des sites, nous ne rendons pas d'avis juridique
Les textes cités sont ceux en vigueur au moment où nous écrivons. Le détail de ce que vous devez afficher et les contrôles applicables se vérifient auprès de la direction départementale compétente ou de votre organisation professionnelle, jamais dans un article de blog. Notre rôle s’arrête à une chose : que le site puisse porter cette information le jour où vous le décidez.
Les photos : les vôtres, compressées, et pas celles du catalogue
Un visiteur décide sur des images. Les vôtres, même imparfaites, battent les photos de banque : un client reconnaît une salle qu’il a déjà vue passer, jamais un intérieur générique.
Trois séries, et l’assiette n’est pas la première
La série la plus utile est celle que personne ne prend : la salle pendant le service, avec du monde, de la lumière du soir et le désordre normal d’un restaurant vivant. C’est elle qui répond à la question réelle du visiteur, qui n’est pas « est-ce que je vais bien manger » mais « est-ce que je vais me sentir à ma place ». Vient ensuite l’équipe ou le passe, parce qu’un visage donne un ton qu’aucun texte ne donne. Les assiettes arrivent en troisième, et une dizaine suffit.
Prévoyez une séance par an, calée sur votre changement de carte le plus important. C’est le rythme qui empêche un site de vieillir sans que personne le remarque, et qui alimente vos réseaux le reste de l’année.
Notre carte change toutes les semaines : faut-il quand même la mettre en ligne ?
Oui, mais pas de la même façon. Publiez en page stable ce qui ne bouge pas d’une semaine à l’autre, les entrées et les classiques de la maison, et traitez la partie mouvante comme un encart daté que vous remplacez en bloc. Le visiteur comprend très bien qu’une ardoise change ; ce qu’il ne pardonne pas, c’est une carte présentée comme définitive et fausse depuis trois mois. La date affichée fait la moitié du travail de confiance.
Le menu peut-il rester un fichier à télécharger pour ceux qui le veulent ?
Il le peut, à condition que ce ne soit pas la seule version. Gardez la carte en page comme source de référence, celle qui se lit au pouce et que les moteurs peuvent lire, et proposez le fichier à côté si vos clients y tiennent, par exemple pour l’imprimer avant un repas de groupe. Ce qui pose problème n’est pas le fichier, c’est le fichier utilisé à la place de la page.
Faut-il une page par plat, ou une seule page carte ?
Une seule page carte, dans l’immense majorité des cas. Une page par plat multiplie l’entretien sans rien apporter : personne ne cherche une fiche de plat, et une carte éclatée en quarante pages devient impossible à tenir à jour. L’exception existe quand un plat est une spécialité qui fait venir des gens de loin. Dans ce cas seulement, il mérite sa page.
Qui écrit les textes du site d'un restaurant ?
Le plus souvent nous, à partir d’un échange avec vous, parce que la difficulté n’est pas d’écrire mais de trancher : ce que vous voulez dire de la maison tient rarement en une page dès la première tentative. Ce que nous vous demandons de fournir, en revanche, ne se délègue pas : les intitulés exacts des plats, les prix, les horaires réels et les jours de fermeture. Un texte d’ambiance se réécrit ; une carte fausse ne se rattrape pas.
Réserver : un seul agenda fait foi, le site l’affiche
La réservation est la fonction que nous voyons le plus souvent mal montée, et pour une raison mécanique : elle arrive en doublon. Le restaurant utilise déjà un logiciel de salle, et le site ajoute son propre formulaire « pour faire simple ». Un samedi soir plus tard, deux tables sont vendues deux fois.
Vous avez déjà un logiciel de salle
Branchez son module de réservation sur le site. Votre plan de salle, vos créneaux, vos jauges restent la seule source de vérité, et le client réserve sans quitter votre page. C’est le montage le plus simple à tenir, et le seul qui ne produise jamais de double réservation.
Vous n'avez pas de logiciel de salle
Ne commencez pas par en acheter un. Un formulaire de demande de table, relevé aux mêmes heures que le téléphone, suffit à beaucoup d’établissements. Il devient insuffisant le jour où les demandes dépassent ce que le service peut traiter à la main : c’est ce moment-là qui justifie l’outil, pas l’inverse.
Le numéro cliquable, que le formulaire ne remplacera jamais
Dans les deux cas, gardez le numéro cliquable en évidence sur chaque page, en haut et pas seulement en pied. Une partie de votre clientèle ne réservera jamais autrement, et un appel vous permet de placer un client là où un formulaire ne l’aurait pas mis : la table de deux qui accepte 19 h 15, le groupe que vous préférez voir en terrasse.
Reste la question des portails de réservation, qui n’est pas une question de site mais de visibilité et de commission. Nous l’avons traitée pour ce qu’elle est, avec le calcul honnête, dans notre guide du référencement local d’un restaurant à Montpellier.
Plusieurs métiers sous une enseigne, et ce que nous prenons en main
Peu de restaurants ne font qu’une chose. À emporter, click and collect, deuxième adresse, privatisation, vente d’un produit maison : chaque activité supplémentaire est une décision d’architecture, pas une page de plus à la fin du menu.
Une activité, une entrée dès le premier écran
La règle qui nous sert de garde-fou tient en quatre mots : une activité, une entrée. Un visiteur venu commander à emporter ne doit pas traverser la page de la salle, et inversement. Quand les deux se mélangent, les deux perdent, et cette erreur ne se voit jamais en maquette : elle se voit à l’usage.
Deux activités sortent du périmètre de cet article. Si vous organisez des réceptions, des mariages ou des séminaires, votre site ne prépare pas une table mais un devis daté : voyez le site d’un traiteur ou d’un domaine de réception. Et si votre à-emporter devient une vraie boutique, avec paiement et logistique, vous entrez dans la mécanique décrite par notre guide pour créer une boutique en ligne.
Tout ce qui précède se décide sans nous, et nous préférons que ce soit le cas : qui tiendra le site, ce que vous acceptez de montrer, et si votre à-emporter mérite sa propre entrée. Ce que nous prenons en main commence ensuite : le gabarit de carte qui se modifie plat par plat depuis un téléphone, le champ d’allergène prévu avant d’être utile, la réservation branchée sur votre seul agenda, et des photos compressées pour tenir sur une connexion de terrasse. La formation à la prise en main est comprise, et nous vous encourageons à la suivre à deux.
Et si nous cadrions le site de votre restaurant ?
Quelle carte, quel outil de réservation, et qui chez vous tiendra le site ? Nous vous répondons sur la structure à prévoir et sur ce que vous pourrez modifier seul.
Questions fréquentes
Un restaurant a-t-il besoin d'un site s'il est déjà sur Google et les réseaux ?
Oui, parce que la fiche et les réseaux amènent le clic sans rien porter de durable. Le site centralise la carte à jour, la réservation sans commission et les informations pratiques, et il vous appartient : aucune règle d'algorithme ne peut le faire disparaître du jour au lendemain. La fiche capte, le site convertit et conserve.
Faut-il mettre la carte et les prix sur le site du restaurant ?
Oui, en texte et avec les prix. Cacher la carte pour créer l'envie produit l'effet inverse : le client va chez le voisin dont la carte est lisible. Un PDF pose trois problèmes à la fois, il pèse lourd, il se lit mal au pouce, et son contenu reste largement invisible pour les moteurs de recherche. Une carte en vraie page règle les trois.
Faut-il afficher les allergènes sur le site d'un restaurant ?
L'obligation légale porte sur votre établissement, pas sur votre site : le décret n° 2015-447 du 17 avril 2015 impose que l'information sur les allergènes soit disponible sous forme écrite, de façon lisible et visible dans les lieux ouverts au public, ou que le client sache où la consulter librement. Rien ne vous oblige donc à la porter en ligne. La porter quand même vous évite une double saisie et un écart entre la carte du site et celle de la salle, qui est la vraie source d'erreur.
Qui met à jour la carte et les horaires d'un site de restaurant ?
Vous, ou personne. C'est la question à poser avant de choisir un prestataire, et elle vaut plus que le design. Demandez une démonstration : changer un plat, un prix et un horaire de fermeture doit se faire depuis un téléphone, en quelques minutes, sans appeler l'agence. Un site que vous ne pouvez pas modifier vous-même sera périmé avant la fin de la première saison.
Faut-il un module de réservation sur le site, ou un lien vers son logiciel de salle ?
Si vous utilisez déjà un logiciel de salle, branchez son module de réservation sur votre site plutôt que d'en ajouter un second. Deux systèmes en parallèle produisent des doubles réservations et un plan de salle faux un samedi soir. Un seul agenda fait foi, le site l'affiche. Et gardez toujours le numéro cliquable en évidence : une partie de vos clients ne réservera jamais autrement.
Combien de photos faut-il pour ouvrir le site d'un restaurant ?
Une quinzaine suffit, réparties en trois séries plutôt qu'en une galerie de plats : la salle telle qu'elle est le soir, l'équipe ou le passe, et enfin les assiettes. Une salle vide photographiée à midi ne dit rien de l'ambiance du service. Comptez ensuite une séance par an, au changement de carte le plus important : c'est le rythme qui empêche un site de vieillir sans que personne s'en aperçoive.
Faut-il traduire le site de son restaurant ?
Cela dépend de votre clientèle réelle, pas d'un principe. Sur le littoral, où une part importante des couverts d'été vient de l'étranger, une version anglaise de la carte et des informations pratiques se rentabilise vite. En centre-ville, avec une clientèle de quartier et d'habitués, l'effort est mieux placé ailleurs. Regardez d'abord d'où viennent vos réservations.
Création de site
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C'est notre métier : création de site internet pour les TPE, PME et commerces de la région, avec un devis clair, tout inclus, et une réponse sous 24 h ouvrées.