Guide · Créer & refondre son site
Créer le site internet d'un artisan des métiers de bouche
Création du site internet d'un artisan des métiers de bouche : horaires justes, production du jour, allergènes, commande à date et points de vente.
Le site d'un artisan des métiers de bouche répond d'abord à trois questions : êtes-vous ouvert, où vous trouver, et jusqu'à quelle heure. Viennent ensuite la production du jour, les allergènes affichés comme la réglementation l'exige, la commande à date pour les fêtes et les pièces sur mesure, et le partage clair entre ce qui s'expédie et ce qui se retire en boutique.
Un client qui cherche votre pâtisserie ne veut pas lire votre histoire. Il veut savoir si vous êtes ouvert, où se garer, et s’il reste des macarons. La création du site internet d’un artisan des métiers de bouche part de là : trois réponses en haut d’écran, le reste ensuite. Boulanger, pâtissier, boucher, chocolatier, fromager, rôtisseur, épicier fin : le produit change, le besoin du visiteur est le même.
Ouvert, où, jusqu’à quand : les trois réponses du haut d’écran
Votre site n’a pas le même client qu’un restaurant, dont le site se construit pour remplir une salle. Personne ne compare dix boulangeries : le visiteur en connaît déjà une ou deux et vérifie un détail, debout, pressé.
Les trois informations qui décident, avant tout défilement
L’état d’ouverture, l’adresse et l’heure de fermeture. Mettez-les avant tout le reste, sans faire défiler, sur téléphone. La devanture photographiée, le mot sur la maison, la vidéo de pétrissage : tout cela a sa place, plus bas. Si ces trois réponses manquent, aucune autre qualité du site ne rattrapera l’écart.
L’adresse et le numéro cliquables, les deux boutons les plus utilisés
L’adresse doit lancer l’itinéraire d’un toucher, le numéro doit lancer l’appel d’un toucher. Deux gestes de quelques minutes en fabrication, et les deux éléments les plus sollicités de votre site.
Ajoutez la précision que personne ne pense à écrire et que tout le monde cherche : où se garer.
Les horaires : une seule source de vérité, tenue une fois par an
Écrivez vos horaires à un seul endroit et branchez le reste dessus, fiche Google comprise. Deux sources finissent par diverger, et c’est le client qui découvre l’écart devant un rideau fermé.
Réglez en janvier tout ce que vous connaissez déjà : fermeture hebdomadaire, congés, jours fériés.
La page qui ment le plus souvent, ce sont vos horaires
Un horaire faux coûte plus cher qu’une absence de site : le client vient, trouve le rideau fermé, et il s’en souvient. Les trois pièges classiques du métier : la fermeture hebdomadaire oubliée sur la page contact, les congés annuels annoncés sur la vitrine mais nulle part en ligne, et les jours fériés, qui sont précisément vos jours de pointe. Réglez les fermetures connues une fois par an, en janvier, et tenez le même calendrier sur le site et sur votre fiche Google.
Ce que vous avez aujourd’hui : la production du jour, sans monter une usine
C’est la différence de fond avec un site de commerce classique : votre stock se fabrique et disparaît chaque jour. Un catalogue figé, avec des photos de produits épuisés depuis longtemps, décrédibilise plus qu’il ne vend.
Un espace court et daté, plutôt qu’un stock en temps réel
La bonne réponse n’est pas un module de stock en temps réel, trop lourd à tenir pour un artisan. C’est un espace que vous mettez à jour en deux minutes : le pain de la semaine, l’arrivage du jour, la pièce du week-end. Une phrase, une photo prise au téléphone, et une date : « samedi, pièce montée en vitrine » se lit très bien, « nos nouveautés » ne dit rien trois mois plus tard.
Le catalogue stable, celui qui vous fait trouver
Le reste du catalogue ne bouge pas et sert le référencement : vos gammes, vos spécialités, vos provenances, vos techniques. C’est cette partie-là qui vous fait trouver par quelqu’un qui ne vous connaît pas.
Séparez-la de l’espace daté : la première se travaille une fois et se relit chaque année, la seconde se touche chaque semaine.
Allergènes et mentions obligatoires : ce que votre page produit doit porter
Les métiers de bouche sont réglementés, et l’information du consommateur en fait partie. Ce n’est pas un détail juridique à traiter après coup : cela décide de la façon dont vos fiches produits sont construites.
Les quatorze allergènes à déclaration obligatoire
L’annexe II du règlement européen 1169/2011, dit INCO, liste quatorze substances ou produits provoquant allergies ou intolérances : céréales contenant du gluten, crustacés, œufs, poissons, arachides, soja, lait, fruits à coque, céleri, moutarde, graines de sésame, anhydride sulfureux et sulfites au-delà du seuil fixé, lupin, mollusques.
Pour les denrées non préemballées vendues en France, à la coupe ou au comptoir, les modalités d’information sont fixées par le décret 2015-447 du 17 avril 2015. Prévoyez donc, dès la conception, un endroit propre où cette information vit sur chaque fiche.
Ce que change la vente à distance
Dès que le client commande sans vous voir, la règle se durcit : l’article 14 du règlement 1169/2011 impose que les mentions obligatoires soient disponibles sur le support de vente à distance avant que l’achat soit conclu, sans frais supplémentaire.
Un formulaire de commande de bûches ou de plateaux qui n’affiche pas ces informations avant validation vous met donc en défaut. C’est pourquoi ce champ vit dans le gabarit de fiche produit, et non en option.
Où vérifier, et auprès de qui
Nous construisons des sites, nous ne sommes pas juristes, et la formulation de votre affichage vous engage. Faites-la valider par votre organisation professionnelle, votre chambre de métiers ou la direction départementale de la protection des populations, et vérifiez le texte en vigueur au moment où vous rédigez : un modèle recopié sur un autre site ne vaut rien devant un contrôle.
La commande à date : la fonction qui rapporte le plus
Bûches, galettes, gâteaux d’anniversaire, plateaux de charcuterie, agneau de Pâques : une part importante de votre chiffre passe par des commandes prises à l’avance, encore souvent sur un carnet, pendant que trois clients attendent. Le site règle ce point, et ce n’est pas une boutique en ligne.
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Listez les pièces qui se commandent
Ne mettez pas tout le catalogue. Uniquement ce qui se prépare à l’avance, avec pour chaque pièce la contenance, les parts, les parfums et les allergènes. -
Fixez le délai de prévenance
48 heures, cinq jours, huit jours en période de fêtes : écrivez-le à côté de chaque pièce. C’est ce chiffre qui vous protège des demandes intenables. -
Demandez la date et l'heure de retrait
Ce sont les deux champs qui comptent. Sans eux, la commande retourne dans la file des appels à passer. -
Annoncez la clôture des commandes de fêtes
Une date, en gros, en haut de la page. « Commandes de fin d’année jusqu’au 20 décembre » évite la moitié des tensions du comptoir. -
Confirmez par écrit
Un e-mail de récapitulatif qui reprend la pièce, la date et l’heure. C’est votre trace, et c’est celle du client.
Un formulaire daté, pas un panier
Un panier suppose un prix ferme, un paiement et une expédition. Un formulaire daté suppose une pièce, une date et une heure. Pour du frais retiré en boutique, le second suffit, sans logiciel de caisse à connecter.
Ces deux limites, délai de prévenance et date de clôture, règlent l’essentiel des litiges. Écrivez-les à côté de chaque pièce concernée, pas dans des conditions générales que personne n’ouvre.
Le paiement, plus tard, quand il devient utile
Le paiement peut rester en boutique, au retrait. Encaisser en ligne devient utile quand les commandes de fêtes se multiplient et que les absences vous coûtent, pas avant. Le jour où vous voulez vendre et expédier, le sujet change de nature : nous l’avons traité dans digitaliser son commerce pour vendre en ligne.
Le conseil Dixionline
Écrivez la date de clôture des commandes de fêtes avant de choisir le design de votre site. Cette seule phrase, bien placée, rapporte plus que n’importe quelle animation d’accueil : elle transforme le « je passerai voir » en commande enregistrée, et elle vous rend vos vitrines de fin d’année. Nous la posons systématiquement en bandeau saisonnier, activable et désactivable en un clic depuis votre interface.
Ce qui voyage et ce qui ne voyage pas
Le partage se fait produit par produit, et il mérite d’être écrit noir sur blanc. Il évite la commande impossible, la déception et le remboursement.
Le partage à poser avant de construire les pages
| Ce que le client veut | Ce que le site propose | Ce que cela demande |
|---|---|---|
| Un produit frais, du jour | Retrait en boutique à une heure choisie | Un formulaire daté, pas de logistique |
| Une pièce à préparer (fêtes, anniversaire) | Commande à date avec délai de prévenance | Une clôture affichée et une confirmation écrite |
| Un produit qui se conserve (chocolats, conserves, épicerie) | Expédition, ou retrait, au choix | Emballage, frais de port, service après-vente |
| Un cadeau à envoyer ailleurs en France | Expédition avec message et colis soigné | Un vrai canal de vente, à décider séparément |
Le partage, produit par produit
Une huilerie de Clermont-l’Hérault que nous accompagnons illustre ce partage : les huiles, les tapenades et les coffrets se conservent, donc ils partent en colis partout en France, pendant que le conseil sur les variétés reste ce que le comptoir fait le mieux, et que la boutique en ligne le prolonge au lieu de le remplacer. Rien d’ambigu pour le client, rien d’ingérable pour l’équipe.
Quand la vente en ligne devient un métier de plus
La ligne à ne pas franchir sans y avoir réfléchi est celle de l’expédition : elle amène un emballage à concevoir, des frais de port à calculer, une chaîne du froid à tenir et un service après-vente à assurer. Elle se justifie quand une partie de vos produits voyage réellement. Sinon, le retrait en boutique règle l’essentiel sans rien ajouter à votre charge.
Plusieurs adresses, des marchés, une ferme : dites où vous êtes
Beaucoup d’artisans de bouche vendent à plusieurs endroits, et c’est là que les sites perdent le plus de clients.
Une page par point de vente
Une page « nos boutiques » qui empile trois adresses ne ressort sur aucune recherche locale. Donnez une page par point de vente, avec son adresse, ses horaires propres, son plan et ses spécialités. Chacune travaille alors pour sa commune : c’est le seul moyen d’exister sur la recherche d’un habitant qui cherche une boulangerie près de chez lui, et non près de votre siège.
Les marchés, la ferme et le circuit court
Un calendrier des jours et des communes, tenu à jour, est souvent la page la plus consultée d’un producteur : elle répond à la seule question du samedi matin, et se met à jour en une minute.
Même logique pour la vente directe. Un éleveur de volailles de Candillargues que nous accompagnons vend à la ferme et en circuit court : son site n’est pas là pour raconter, il est là pour dire où et quand. L’élevage et le fait-maison viennent ensuite, et ils comptent, mais jamais devant l’information pratique.
Si vous tenez une boulangerie ou une chocolaterie, notre travail commence à votre horloge
Un artisan de bouche de l’Hérault ou du Gard repart avec de quoi tenir sa vitrine en ligne : horaires tenus, page par point de vente, espace « aujourd’hui » modifiable en deux minutes, allergènes portés par le gabarit de fiche produit, commande à date avec sa clôture. Nous travaillons tout inclus, et nous vous formons pour qu’un horaire à changer ne demande jamais un appel à l’agence : voyez notre création de site internet à Montpellier. Si votre activité est la réception plutôt que la boutique, c’est un autre métier, traité dans le site d’un traiteur ou d’un domaine de réception.
Et si nous regardions votre projet de site ?
Décrivez-nous votre métier, vos points de vente et ce qui se commande à l'avance chez vous : nous vous faisons un premier retour clair sur les pages à prévoir.
Questions fréquentes
Comment tenir ses horaires à jour sans y passer du temps ?
Posez une seule source de vérité et branchez le reste dessus. Les horaires vivent sur le site, et la fiche Google reprend exactement les mêmes. Réglez en début d'année les fermetures connues (congés, jours fériés, fermeture hebdomadaire) plutôt que de courir après chaque semaine. Le geste qui reste au quotidien tient en dix secondes : signaler une fermeture exceptionnelle, et la retirer le lendemain.
Faut-il un site ou une boutique en ligne pour vendre ses produits frais ?
Commencez par le site. Une boutique en ligne suppose un catalogue, un paiement, des frais de port et un service après-vente : c'est un métier de plus. Pour du frais, la commande à retirer en boutique règle 90 % des besoins sans logistique lourde. La boutique se justifie quand une partie de vos produits voyage vraiment (chocolats, conserves, épicerie) et que vous êtes prêt à l'expédier chaque semaine.
Comment gérer les commandes de fêtes sur son site ?
Ouvrez un formulaire de commande daté, pas un panier. Le client choisit le produit, la date de retrait et l'heure ; vous fixez le délai de prévenance et la date de clôture des commandes. Affichez ces deux limites en gros. La plupart des litiges de fêtes viennent d'un client persuadé qu'il pouvait encore commander la veille.
Comment traiter plusieurs boutiques, ou une tournée de marchés ?
Donnez à chaque point de vente sa page, avec son adresse, ses horaires propres et son plan. Une page unique qui empile trois adresses ne ressort jamais sur une recherche locale et perd le client. Pour les marchés, un calendrier des jours et des communes suffit : c'est souvent la page la plus consultée d'un producteur, parce qu'elle répond à la seule question du samedi matin.
Faut-il afficher les allergènes sur le site d'une boulangerie ou d'une boucherie ?
L'information sur les allergènes est une obligation d'information du consommateur, fixée par le règlement européen 1169/2011 dit INCO et, pour les denrées non préemballées vendues en France, par le décret 2015-447 du 17 avril 2015. En vente à distance, l'article 14 du règlement impose que ces mentions soient accessibles avant que le client valide son achat. Le site est donc le bon endroit pour les porter. Faites valider votre affichage par votre organisation professionnelle ou votre direction départementale de la protection des populations.
Quels sont les allergènes à déclaration obligatoire ?
L'annexe II du règlement 1169/2011 en liste quatorze : céréales contenant du gluten, crustacés, œufs, poissons, arachides, soja, lait, fruits à coque, céleri, moutarde, graines de sésame, anhydride sulfureux et sulfites au-delà du seuil fixé, lupin, mollusques. La liste vaut pour les ingrédients comme pour les auxiliaires technologiques qui restent dans le produit fini. Vérifiez le texte en vigueur avant de rédiger vos fiches : c'est lui qui fait foi, pas un modèle trouvé en ligne.
Création de site
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