Réponse express · Créer & refondre son site
Reprendre un site fait par un autre prestataire : l'inventaire avant tout le reste
Reprendre un site fait par un autre prestataire : les quatre accès à récupérer, l'audit de ce dont vous héritez, et ce qui se décide après.
Reprendre un site existant commence par un inventaire, pas par un chantier. Quatre accès sont à récupérer, et ils peuvent manquer indépendamment les uns des autres : le nom de domaine, l'hébergement, l'administration du site, et les fichiers avec leur base de données. Tant que ces quatre-là ne sont pas entre vos mains, aucune décision sur le site n'est réellement la vôtre.
Votre site tourne, il a été construit il y a quelques années par une agence, un indépendant ou le neveu de votre associé, et cette personne n’est plus joignable. Ou bien elle est joignable, mais vous voulez confier la suite à quelqu’un d’autre. Reprendre un site fait par un autre prestataire n’est pas encore une refonte : c’est l’étape d’avant, celle où vous reprenez la main sur ce que vous croyiez déjà posséder. Savoir s’il faut refaire viendra après, et nous y répondons dans notre guide sur quand refondre son site. Commencez par l’inventaire.
Les quatre accès à récupérer, et ils ne vont pas ensemble
C’est le point que presque tout le monde découvre en cours de route : ces quatre clés sont indépendantes. Vous pouvez très bien avoir l’accès d’administration de votre site sans être titulaire de votre nom de domaine, ou l’inverse.
- Le nom de domaine : votre adresse. Vérifiez que vous en êtes le titulaire, pas seulement le contact de facturation. C'est la clé la plus stratégique et la plus souvent mal placée.
- L'hébergement : le compte chez l'hébergeur. Si votre site est un dossier parmi trente sur le serveur du prestataire, il n'existe pas de compte à vous transmettre. Cela se sait tôt ou cela se paie tard.
- L'administration du site : un compte administrateur à votre nom, pas un identifiant partagé. Créez le vôtre et retirez ceux qui n'ont plus lieu d'être.
- Les fichiers et la base de données : une sauvegarde complète et téléchargée, chez vous. Tant que la seule copie de votre site vit sur le serveur de quelqu'un d'autre, vous n'avez pas de site.
Pourquoi ces quatre clés ne voyagent pas ensemble
Chacune relève d’un contrat différent, souvent chez un fournisseur différent, signé à une date différente. Le domaine est loué auprès d’un bureau d’enregistrement, l’hébergement auprès d’un hébergeur, l’administration n’est qu’un compte créé dans le site, et les fichiers ne sont un bien que le jour où vous en détenez une copie.
Rien n’oblige ces quatre contrats à porter le même nom, et dans un projet mené vite, ils ne le portent presque jamais : une réponse rassurante sur l’une des clés ne dit strictement rien des trois autres. Le domaine mérite d’ailleurs un traitement à part, parce que sa mécanique ne ressemble à celle d’aucune des trois autres, et nous lui avons consacré un article entier : le nom de domaine : le choisir, le protéger, le récupérer.
Le cinquième oubli : les comptes ouverts à votre nom par quelqu’un d’autre
Il existe un cinquième inventaire, régulier et coûteux, parce qu’il ne concerne pas le site lui-même : la fiche Google Business Profile créée par le prestataire, l’outil de statistiques, la Search Console, les boîtes mail sur votre domaine, le compte du module de paiement pour une boutique.
Chacun se récupère séparément, selon les règles de son fournisseur. Faites la liste avant d’ouvrir la discussion : une fiche d’établissement rendue trois mois plus tard, ce sont trois mois de visibilité locale que personne ne pilote.
La demande écrite, et ce qui se passe quand personne ne répond
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Une demande nominative, un élément par ligne
Ne demandez pas « les accès » en bloc. La formule générique reçoit une réponse générique : un identifiant d’administration, et le reste est oublié. Nommez les quatre clés, plus les comptes tiers, dans un courriel daté.
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Relance par courrier avec accusé de réception
Sans réponse, reprenez exactement la même liste en recommandé. L’intérêt n’est pas le ton, il est la date : vous constituez une trace.
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Chaque clé a ensuite sa propre voie
Pour le domaine, la démarche passe par le bureau d’enregistrement, et l’organisme qui gère l’extension prévoit des procédures de règlement des litiges quand l’amiable échoue. Pour l’hébergement et les fichiers, si rien n’est à votre nom, il n’y a souvent rien à récupérer : reconstruire va plus vite que négocier.
Le conseil Dixionline
Faites ces demandes avant de dire que vous changez de prestataire, jamais après. Un dirigeant qui veut savoir à quel nom son domaine est déposé et disposer d’une sauvegarde de son propre site est dans son rôle le plus banal. Les mêmes phrases, envoyées le lendemain d’une annonce de rupture, deviennent une négociation, et une négociation prend des semaines.
Ce que « j’ai payé ce site » veut dire, et ce que cela ne dit pas
C’est la phrase que nous entendons le plus souvent, et elle est presque toujours sincère. Elle décrit une facture réglée, ce qui ne décrit pas encore qui détient quoi.
Payer la facture ne fait pas de vous le titulaire
Un domaine porte un titulaire, et lui seul décide : un domaine réglé par vos soins mais déposé au nom d’une agence appartient, dans les registres, à cette agence. La vérification est publique, prend cinq minutes, et se fait aujourd’hui plutôt que le jour du départ ; la marche à suivre est dans le nom de domaine. Même logique pour l’hébergement, à une nuance près : aucun registre public à consulter, vous ne saurez à quel nom le compte est ouvert qu’en le demandant.
Les contenus et les photos : la licence n’est pas toujours à votre nom
C’est le point le plus négligé d’une reprise, et il ne se voit pas à l’écran. Les photos achetées sur une banque d’images par votre prestataire sont couvertes par une licence souscrite à son nom, dont la portée est écrite dans ses documents, pas dans les vôtres. Les textes rédigés pour vous relèvent des mêmes pièces contractuelles.
Demandez la liste des visuels sous licence, leur portée et leur durée, et faites lire les documents par un conseil si les enjeux sont sérieux. C’est la seule façon de savoir ce que vous pourrez réutiliser sur le site suivant.
Le thème, les développements, et ce qui vous suit si vous partez
Un thème du commerce est acheté sous licence, souvent par le prestataire, et c’est cette licence qui ouvre les mises à jour : reprise sans elle, votre installation tourne encore et cesse d’évoluer. Les développements écrits spécialement pour vous relèvent, eux, de ce que dit votre contrat et de rien d’autre.
Chez Dixionline, le nom de domaine est déposé au nom de votre entreprise, les comptes d’hébergement et d’administration sont ouverts à votre nom, et une sauvegarde complète vous est remise sur simple demande. Les questions qui font parler un prestataire sur ce terrain sont réunies dans comment choisir son agence web.
Ce dont vous héritez : l’audit d’une heure
Une fois les clés en main, regardez ce que vous avez avant de promettre quoi que ce soit. Une heure suffit, et elle évite les mauvaises surprises au milieu du chantier.
La technologie et sa version
Ce qui compte n’est pas le nom de la plateforme, c’est son état. Un socle plusieurs versions en retard ne se met plus à jour d’un clic : il faut franchir les paliers dans l’ordre, et chaque palier peut casser autre chose. Un thème modifié directement dans son code perd ses modifications à la première mise à jour, ce qui explique pourquoi personne n’ose plus y toucher. Demandez ce diagnostic par écrit, avec les versions constatées.
Les extensions, et l’endroit où le site tourne
Les extensions abandonnées par leur auteur ne reçoivent plus de correctif et deviennent le maillon faible du site ; celles qui font double emploi, très fréquentes sur un site repris plusieurs fois, ralentissent tout sans rien apporter. Regardez aussi le socle en dessous, qui change le devis autant que le site : la formule d’hébergement, sa localisation et ce qu’elle inclut, départagées dans choisir son hébergement WordPress.
Ce que Google connaît déjà de vous
Les pages qui remontent aujourd’hui sont votre capital, et cette liste décidera plus tard de ce qui doit être conservé, redirigé ou abandonné. Notez-la pendant que le site est intact : reconstituée après coup, elle est incomplète, et c’est ce qui transforme une refonte en perte de trafic. Le plan qui protège ces positions est décrit dans refondre sans perdre son référencement.
Reprendre un site fait par un autre prestataire sans le casser
Un site hérité se manipule autrement qu’un site né chez vous, et cela tient à une seule chose : personne, dans votre entreprise ni chez votre nouveau prestataire, ne sait pourquoi il est construit comme cela.
La sauvegarde complète, testée, avant le premier geste
Une sauvegarde qui n’a jamais été restaurée n’est pas une sauvegarde, c’est un fichier. Le contrôle consiste à la remonter ailleurs et à vérifier que le site s’affiche : c’est le seul moment où vous apprenez qu’il manque la base de données, ou que l’archive s’arrête à la moitié. Faites-le avant la première modification, parce que la découverte d’un montage inconnu se fait toujours en cassant quelque chose.
La copie privée, jamais le site en ligne
Travaillez sur un double, à une adresse non publique, et laissez le site en ligne intact tant que la reprise n’est pas comprise. Sur un montage que personne n’a documenté, une correction anodine en révèle une autre, et le lundi matin n’est pas le bon moment pour le découvrir. C’est particulièrement vrai des sites WordPress construits avec un constructeur de pages, qui enferme le contenu dans son propre format ; nous avons décrit ce piège dans refondre un site WordPress.
Réparer ou refaire : la question se tranche après, pas avant
Reste la question honnête, celle qui arrive toujours vers la fin de l’audit : à partir de quand réparer coûte-t-il plus cher que refaire ? Elle dépend de ce que le site vous rapporte déjà, de l’état du socle et du contenu que vous pourrez reprendre, et les ordres de grandeur sont dans le prix d’une refonte. Ce qui est certain, c’est qu’elle se tranche après l’inventaire, avec les chiffres sous les yeux, et jamais parce que le site vous paraît vieux.
Vous récupérez d’abord vos clés, le reste vient après
La plupart de nos refontes portent sur des sites que nous n’avons pas construits, et le début ne change jamais : récupération du nom de domaine auprès de l’ancien prestataire, transfert, codes et remise en service sans coupure des mails, audit de l’existant, sauvegarde complète et travail sur une copie privée avant toute bascule. Nous vous disons aussi quand un socle ne vaut pas la réparation. Le détail est sur notre page refonte de site internet.
Vous ne savez pas qui détient quoi sur votre site ?
Donnez-nous son adresse : nous vous disons qui est titulaire du nom de domaine, sur quoi le site tourne et ce qu'il faudrait récupérer en premier.
Questions fréquentes
Comment récupérer les accès d'un site quand l'ancien prestataire ne répond plus ?
Écrivez une demande datée, par courrier avec accusé de réception, listant précisément ce que vous réclamez : titularité du nom de domaine, accès à l'hébergement, compte administrateur, sauvegarde des fichiers et de la base. Pour le nom de domaine, la démarche passe par le bureau d'enregistrement, et l'organisme qui gère l'extension propose des procédures de règlement des litiges quand la voie amiable échoue. Pour le reste, si l'hébergement est au nom du prestataire, la reconstruction est souvent plus rapide que la négociation.
Le site que j'ai payé m'appartient-il vraiment ?
Cela dépend de ce que dit votre contrat, et c'est précisément pourquoi la question se pose avant de signer, pas trois ans après. Un site payé peut parfaitement tourner sur un hébergement au nom du prestataire, avec un thème sous licence à son nom et un domaine déposé au sien. Vérifiez trois choses sur vos documents : qui est titulaire du domaine, à qui appartiennent les contenus, et ce qui est prévu en cas de départ.
Faut-il refaire son site pour changer d'agence web ?
Non, et c'est même le cas le plus fréquent : un site existant se reprend en l'état, à condition d'obtenir les quatre accès et une sauvegarde complète avant de toucher quoi que ce soit. Le nouveau prestataire commence par un audit de l'existant, puis travaille sur une copie privée. Refaire le site est une décision distincte, qui se prend après l'audit et sur des arguments, jamais par principe ni parce que le prestataire change.
Comment savoir sur quelle technologie tourne mon site actuel ?
Votre nouveau prestataire le lit en quelques minutes depuis le code de la page et l'adresse de l'administration. Ce qui compte n'est pas le nom de la plateforme mais sa version et son état : un socle plusieurs versions en retard, un thème modifié à la main ou une extension abandonnée par son auteur changent complètement le coût de la reprise. Demandez que ce diagnostic vous soit écrit, pas raconté au téléphone.
À qui appartiennent les photos et les textes de mon site ?
Cela se lit dans votre contrat, et la réponse n'est pas toujours celle que vous attendez. Les photos achetées sur une banque d'images par votre prestataire sont couvertes par une licence souscrite à son nom, qui ne vous suit pas forcément. Les textes qu'il a rédigés relèvent des mêmes documents. Demandez la liste des visuels sous licence et leur portée : c'est le point le plus négligé d'une reprise, et il se règle mieux avant le départ qu'après.
Faut-il prévenir l'ancien prestataire avant de demander les accès ?
Demandez les accès d'abord, annoncez le changement ensuite. Ces quatre demandes sont parfaitement banales tant qu'elles ne ressemblent pas à une rupture : un dirigeant qui veut savoir à quel nom son domaine est déposé et disposer d'une sauvegarde de son site est dans son rôle. Formulées après l'annonce, les mêmes demandes deviennent une négociation, et les délais s'allongent.
Création de site
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C'est notre métier : refonte de site pour les TPE, PME et commerces de la région, avec un devis clair, tout inclus, et une réponse sous 24 h ouvrées.