Guide · Créer & refondre son site
Création de site internet pour un artisan du bâtiment : ce qui vaut pour tous les métiers
Création de site internet d'artisan du bâtiment : les briques communes à tous les métiers, les mentions qui rassurent, et où votre métier reprend la main.
La création du site internet d'un artisan du bâtiment repose sur quatre briques communes à tous les métiers : une page par prestation, des photos de vrais chantiers, la zone d'intervention écrite sur chaque page, et une demande de devis qui trie avant l'appel. Le reste dépend du métier. Le dépannage, la pose de fermetures et le végétal n'appellent pas le même site.
Un particulier qui veut refaire sa salle de bain ne cherche jamais « un artisan ». Il tape le nom d’un métier et celui de sa commune, ouvre trois sites, demande deux devis. C’est le fait qui commande toute la création d’un site internet d’artisan du bâtiment : votre visiteur connaît déjà votre métier, et il attend de le retrouver écrit noir sur blanc dès le premier écran. Ce guide pose les briques que nous montons pour tous les métiers du bâtiment. Pour ce qui change ensuite d’un métier à l’autre, chaque fiche prend le relais.
La création d’un site internet d’artisan : votre métier décide de la moitié des pages
C’est la chose la plus utile à savoir avant de commander quoi que ce soit. La moitié d’un site d’artisan est mécanique et se retrouve à l’identique chez un carreleur, un plâtrier ou un électricien. L’autre moitié dépend d’une question propre à votre métier, et se tromper dessus coûte plus cher qu’un mauvais design.
Le socle commun, et l’endroit où votre métier reprend la main
La question que votre métier pose à votre site
| Votre métier | La question qui décide de la structure | Où nous la traitons |
|---|---|---|
| Plomberie, chauffage, climatisation | Deux visiteurs opposés arrivent le même jour : la fuite et le projet de pompe à chaleur. Comment les séparer sans perdre l’un des deux ? | Site d’un plombier ou d’un chauffagiste |
| Menuiserie, agencement, fermetures | Vos photos ne prouvent presque rien : dix fenêtres blanches se ressemblent. Que reste-t-il à montrer ? | Site d’un menuisier ou d’un poseur de fermetures |
| Paysage, jardin, élagage | Votre meilleure preuve n’existe pas le jour de la livraison : le végétal met deux saisons à prendre. | Site d’un paysagiste ou d’un élagueur |
| Métallerie et sur-mesure vendus aux professionnels | Votre client n’est plus un particulier mais un pro pressé qui cherche une cote. | Site d’un négoce qui vend aux pros |
Les métiers de la finition (carrelage, peinture, staff, béton décoratif, maçonnerie) ne figurent pas dans ce tableau, et c’est volontaire : chez eux, le socle commun suffit presque à tout. La galerie porte le site, et le reste de cet article décrit exactement ce qu’il faut faire.
Une page par prestation, jamais une plaquette « nos services »
Un visiteur arrive avec un besoin unique : remplacer six fenêtres, refaire un sol, poser un garde-corps. S’il tombe sur une page qui empile huit prestations en huit paragraphes, il ne se reconnaît nulle part, et les moteurs de recherche non plus. Une page qui parle de tout ne ressort sur rien.
Ouvrez donc une page par prestation, avec ses propres photos, son propre texte et sa propre demande de devis. Une règle de tri évite de se noyer : ouvrez une page dès qu’une prestation se demande seule. Un client demande une véranda seule, elle a donc sa page. Personne ne demande « du silicone », cela reste une ligne. Quand la liste dépasse la douzaine, la question n’est plus quelles pages écrire mais comment les ranger : c’est le moment de construire un menu à deux niveaux avant la première ligne de texte, pas après.
Les photos de chantier : la seule preuve que personne ne peut copier
Dans le bâtiment, le client achète une preuve, pas une promesse. Vos photos, prises sur vos chantiers, même imparfaites, battent systématiquement les images de banque léchées que tout le monde repère et qui ne prouvent rien.
Trois prises par chantier, depuis le téléphone
La méthode tient en trois prises : l’existant avant de commencer, le chantier en cours, le résultat fini. La troisième est celle que tout le monde oublie, parce qu’elle se prend au pire moment, quand le camion est chargé et que la journée est finie.
Le conseil Dixionline
Prenez la photo du chantier fini avant de ranger le camion, et nommez le dossier sur-le-champ avec la prestation, la commune et l’année. « Castries-salle-de-bain » suivi de l’année vaut mieux que « IMG_4471 ». Ce geste de dix secondes règle deux problèmes d’un coup : votre galerie se remplit vraiment au lieu de rester au stade du projet, et le nom du fichier devient une information utile pour les moteurs quand nous mettons la photo en ligne. Une galerie d’artisan reste vide par manque de ce réflexe, presque jamais par manque d’outil.
Les deux métiers où la photo ne prouve rien
Deux métiers échappent à cette règle et méritent un arrêt. Chez le poseur de fermetures, la photo ne départage rien, parce que votre travail est justement ce qui ne se voit pas dessus : la pose, l’étanchéité, la reprise du tableau. Chez le paysagiste, la photo du jour de la livraison montre un jardin qui n’a pas commencé à ressembler à ce qu’il sera. Dans les deux cas, la réponse est ailleurs, et nous l’avons écrite dans leurs fiches respectives.
La zone d’intervention et les mentions qui trient les demandes
Un artisan perd un temps considérable en appels qui n’aboutiront jamais : hors zone, hors métier, hors budget. Deux mentions bien placées suppriment l’essentiel de ce bruit.
Nommer les communes, jamais un rayon en kilomètres
Écrivez votre zone d’intervention sur chaque page, pas seulement sur la page contact. Elle trie dans les deux sens : le client de Sommières sait que vous venez, celui qui habite trop loin ne vous fait pas perdre vingt minutes au téléphone. Nommez les communes plutôt qu’un rayon en kilomètres, que personne ne sait convertir en temps de trajet, et n’en listez aucune où vous n’allez pas réellement.
Assurance, immatriculation, garanties : ce que dit le droit, et ce qui relève du commerce
C’est ici que les confusions coûtent le plus cher, parce que deux sujets bien distincts portent le même nom de « mentions obligatoires ».
Le premier est légal et ne concerne pas votre site. L’article L.243-2 du code des assurances prévoit que les justifications de l’obligation d’assurance prennent la forme d’attestations jointes aux devis et aux factures, selon un modèle et des mentions minimales fixés par arrêté. Autrement dit : l’attestation de décennale se joint à vos documents commerciaux, pas à votre page d’accueil.
Le second est commercial, et il est à votre main. Afficher votre décennale, vos qualifications et votre appartenance à un réseau près du formulaire de devis ne répond à aucune obligation : cela répond à l’hésitation du visiteur, à l’endroit exact où elle se produit. Le pied de page, lui, est l’endroit où plus personne ne regarde.
Un point de vocabulaire mérite d’être corrigé sur beaucoup de sites : depuis le 1er janvier 2023, le Registre national des entreprises, tenu par l’INPI, a remplacé le répertoire des métiers, et l’extrait D1 n’existe plus. Un pied de page qui annonce encore un « n° RM » recopié il y a cinq ans donne le même signal qu’une galerie de 2019.
Nous montons des sites, nous ne rendons pas d'avis juridique
Les garanties dues au client relèvent du code civil, et leur durée n’a rien d’anecdotique : parfait achèvement (article 1792-6), bon fonctionnement (article 1792-3) et responsabilité décennale (article 1792) ne couvrent ni les mêmes désordres ni les mêmes délais. Ce que vous écrivez à leur sujet sur votre site vous engage. Faites valider ces formulations par votre assureur ou votre organisation professionnelle, et vérifiez les textes en vigueur sur les sources officielles, jamais dans un article de blog. Nous, nous prévoyons l’emplacement et nous refusons d’inventer la phrase.
Faut-il un site quand nous travaillons surtout par bouche-à-oreille ?
Le bouche-à-oreille ne disparaît pas avec un site : il passe par lui. Un particulier à qui votre nom est donné par un voisin le tape dans Google avant d’appeler, et ce qu’il trouve décide de la suite. Sans site, il tombe sur des annuaires, parfois sur un concurrent qui a payé pour votre nom. Un site ne remplace pas la recommandation, il la transforme en appel au lieu de la laisser s’éteindre entre la conversation et le téléphone.
Comment alimenter la galerie quand un chantier dure plusieurs mois ?
Ne visez pas le chantier complet, visez la séquence. Un chantier long donne rarement une belle photo de fin et toujours plusieurs bonnes photos d’étape : la dépose, la structure avant qu’elle disparaisse, le détail d’une reprise. Publiez-les au fil de l’eau sous un même chantier, plutôt que d’attendre une livraison qui arrivera dans six mois. C’est aussi ce qui donne à voir le travail invisible, celui que la photo finale efface justement.
Faut-il l'accord du client pour publier la photo d'un chantier ?
Demandez l’accord, par écrit, et vous vous épargnez une question de droit qui n’a pas sa place sur un chantier. Une ligne dans le devis suffit dans la plupart des cas, et elle se signe au moment où le client est content de vous. Évitez tout ce qui permet d’identifier le domicile, façade reconnaissable, numéro de rue, plaque, et cadrez l’ouvrage plutôt que le lieu. Un particulier accepte presque toujours de voir sa salle de bain publiée ; beaucoup moins volontiers l’adresse qui va avec.
Un formulaire de devis, ou simplement un numéro de téléphone ?
Les deux, et pas pour les mêmes visiteurs. Le numéro capte l’urgence et celui qui préfère parler ; le formulaire capte le soir, le week-end, et celui qui n’ose pas déranger pour un projet encore flou. Supprimer le formulaire, c’est perdre les demandes qui se formulent à 22 h ; supprimer le numéro, c’est perdre le dépannage. Ce sont deux portes, et elles coûtent la même chose à ouvrir.
La demande de devis : trois champs qui vous évitent un déplacement
Un formulaire d’artisan n’a pas à ressembler à un questionnaire. Trois informations suffisent à savoir si un projet vous concerne : la commune, la nature des travaux, le délai souhaité. Ajoutez la possibilité de joindre une photo, c’est le champ qui fait gagner le plus de temps dans ce métier : une photo de la chaudière ou du mur à reprendre vaut dix lignes de description approximative.
Le numéro cliquable qui double le formulaire
Doublez toujours le formulaire d’un numéro cliquable, en haut de page. Votre client est sur un téléphone, parfois debout dans une pièce en travaux. Un appui du pouce doit suffire, et cela vaut sur chaque page de prestation, pas seulement sur la page contact.
Être trouvé est un autre métier, et voici ce que nous prenons en main
S’y ajoutent seize entreprises de jardinage et de paysagisme, sept en maçonnerie et gros œuvre, quatre en peinture et décoration. Le bâtiment est un secteur que nous connaissons de longue date, et c’est ce qui nous permet d’arriver avec des questions précises sur votre métier.
Le site n’est qu’une moitié du problème
Un site bien construit ne se fait pas trouver tout seul, et il vaut mieux le savoir avant de commander. La visibilité sur les recherches locales est un travail à part, avec son propre rythme et ses propres arbitrages : nous avons écrit ce qu’il change vraiment pour une entreprise du bâtiment, et les cas où il peut attendre, dans ce que le référencement change pour un artisan. La méthode pas-à-pas, elle, est dans notre guide du référencement local pour les artisans.
Tout ce qui précède se prépare sans nous, et c’est même la partie qui vous appartient : les six premiers chantiers photographiés, la liste des communes que vous desservez réellement, et le tri de vos prestations. Un artisan qui arrive avec ces trois choses gagne un mois sur la conception.
Et si nous cadrions le site de votre entreprise du bâtiment ?
Votre métier, votre zone et ce que le site doit déclencher suffisent à cadrer : nous vous répondons sur les pages à prévoir et sur ce qui, chez vous, sort du socle commun.
Questions fréquentes
Un artisan a-t-il besoin d'un site s'il est déjà sur les plateformes de mise en relation ?
Les plateformes louent de la visibilité : vous payez le contact, souvent revendu à plusieurs concurrents, et tout s'arrête quand vous arrêtez de payer. Un site vous appartient : il travaille des années, qualifie les demandes à votre façon et montre vos chantiers. Les deux peuvent cohabiter, mais l'actif durable, c'est le site.
Faut-il une page par prestation ou une seule page « nos services » ?
Une page par prestation. Un client qui cherche une pompe à chaleur veut une page pompe à chaleur, pas un paragraphe noyé entre la plomberie et l'électricité. C'est aussi ce que les moteurs comprennent le mieux : chaque page peut ressortir sur sa recherche précise dans votre secteur, au lieu d'une page unique qui ne ressort sur aucune.
Combien de photos de chantier faut-il pour lancer le site d'un artisan ?
Six chantiers bien documentés suffisent à ouvrir un site, à raison de trois photos chacun : l'existant, le chantier en cours, le résultat. Ce qui compte ensuite, c'est le rythme. Une douzaine de chantiers photographiés dans l'année fait vivre le site et alimente vos réseaux au passage, sans jamais y consacrer une demi-journée.
Faut-il afficher son assurance décennale sur le site de son entreprise ?
Rien ne vous y oblige, et c'est une confusion fréquente. L'obligation légale porte sur vos documents commerciaux : l'article L.243-2 du code des assurances prévoit que les justifications d'assurance prennent la forme d'attestations jointes aux devis et aux factures, selon un modèle fixé par arrêté. Votre site n'est pas ce support. L'afficher quand même relève du commerce, pas du droit, et c'est utile : placée près du formulaire de devis, la mention rassure au moment précis où le visiteur hésite.
Faut-il faire figurer son numéro d'immatriculation sur son site ?
Oui, dans vos mentions légales, et attention au libellé : depuis le 1er janvier 2023, le Registre national des entreprises tenu par l'INPI a remplacé le répertoire des métiers, et l'extrait D1 n'existe plus. Beaucoup de sites d'artisans affichent encore un « n° RM » hérité d'avant cette date. Vérifiez la formulation exacte attendue auprès de votre chambre de métiers ou sur les sources officielles, plutôt que de recopier le pied de page d'un confrère.
Faut-il écrire sa zone d'intervention commune par commune ?
Nommez les communes que vous desservez réellement, et seulement celles-là. Un rayon en kilomètres ne se convertit pas en temps de trajet dans la tête du lecteur, et une liste de cinquante villes où vous n'allez jamais vous vaut des appels que vous refuserez. Placez cette zone sur chaque page de prestation, pas seulement sur la page contact : c'est là que le visiteur décide de vous appeler ou non.
Le site d'un plombier et celui d'un menuisier se construisent-ils de la même façon ?
Le socle est identique : page par prestation, photos, zone, demande de devis. La suite diverge complètement. Un plombier reçoit deux visiteurs opposés, celui qui a une fuite et celui qui prépare une pompe à chaleur. Un poseur de fermetures affronte l'inverse : ses photos ne prouvent rien, parce que dix fenêtres blanches se ressemblent toutes.
Création de site
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